Pourquoi un nouveau quartier à Bois-Milon ?

Célia Monseigne, notre maire, livre son analyse sur les besoins en logements et nous explique pourquoi, dès 2007, la municipalité avait fait le choix d’une zone d’aménagement concerté à Bois-Milon.

Le logement fait vendre…

 

A la télé, les émissions de « téléachat immobilier » ou de décoration de la maison font recette. On a jamais autant consommé de logements ! Et pourtant, on estime aujourd’hui, à 500 000 le nombre de logements qu’il faudrait créer en France pour répondre aux besoins sous les effets de l’augmentation de la population, de son vieillissement et des ruptures de ménages. Quand dans un logement il y avait 3 personnes il y a 30 ans, il y en a  1.7 aujourd’hui… On a jamais eu autant besoin de logements!

 

 

Le journal Sud-Ouest consacre, ce mois-ci, un grand dossier « logement en Gironde » qui nous éclaire sur un modèle économique qui s’est avéré très « pervers » :

1)    En  incitant les ménages à faibles revenus à devenir propriétaires, on les pousse à construire en périphérie. Aujourd’hui, on demande aux communes de limiter l’étalement urbain !

2)    Avec le boom immobilier, les communes ont été investies par des opérateurs plus soucieux de leurs marges que du confort des habitants, estimant qu’une fois les maisons livrées, les propriétaires se tourneraient vers la mairie pour achever les ouvrages et reprendre les malfaçons.

3)    L e développement de l’investissement locatif défiscalisé (mesures dites « Périssol », « Besson », « Robien », « Borloo »,  « Scellier ») a introduit une inadéquation entre l’offre et la demande. Ces logements de rentes ne correspondent ni aux besoins des ménages, ni à l’intérêt des communes, mais ils sont occupés par défaut…

 

Comment s’étonner alors du « mal logement » ou du fait que le problème des sans-abris se pose toujours aussi crucialement 30 ans après toutes ces mesures ?

Bois-Milon, une réponse maîtrisée à la demande de logements

 

La Majorité municipale ne voulait plus subir les lotissements de mauvaise qualité, les divisions foncières, les constructions en bord de route  qui sont trop souvent des sources d’inconfort et de frustration.

En 2007, nous avons donc choisi de mettre en œuvre la construction d’un nouveau quartier sous la forme d’une Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) pour répondre à l’ensemble de ces enjeux : proposer des logements adaptés aux besoins des gens et garantir la qualité des aménagements.

570 logements dans un seul programme, le chiffre peut interroger… Pourtant ce n’est pas plus que le nombre de logements existants dans le quartier de Terrefort. Sauf que dans le projet de Bois Milon, on définit l’aménagement d’ensemble dès le début. C’est cette maitrise de la globalité qui change tout.

Il y aura des appartements et des maisons de ville avec leur jardin, des maisons d’architectes, des logements à loyer modéré et des terrains libres aux lois du marché,  c'est-à-dire une place pour tous les types de foyers et toutes les catégories sociales.

En plus des dernières contraintes environnementales (logements basse consommation, gestion des eaux, …) le cahier de prescriptions architecturales et paysagères va imposer aux constructeurs et aux propriétaires l’harmonisation des clôtures, des alignements, des couleurs de façades, des plantations. Un architecte conseil vise tous les permis de construire pour vérifier leurs conformités.

Dans ce nouveau quartier, les questions de réseaux, de voiries, de déplacement doux, d’espaces verts, d’équipements publics ont été incluses dans la convention d’aménagement.

L’école Lucie Aubrac, déjà en fonction, la maison de quartier en projet, la place et les espaces verts aménagés constitueront les espaces de rencontres et d’échanges indispensables à la vie d’un quartier.

 

Avec « Bois Milon », la majorité municipale a choisi de ne pas rester à l’écart de la question du logement.