Qui est Lucie Aubrac ?

Saint-André inaugurait le 25 janvier dernier, une nouvelle école baptisée Lucie Aubrac. En présence des deux filles de Lucie Aubrac, les hommages étaient nombreux à la résistante, mais aussi à l'enseignante et à la militante. Rubrique Aubrac : un destin animé ou une bande destinée à la résistance !

Lucie Aubrac, de son vrai nom Lucie Samuel née Bernard, est née à Paris le 29 juin 1912.

Issue d’une famille de viticulteurs bourguignons, elle réussit son concours de l’Ecole normale des Batignolles mais du haut de ses 17 ans elle va à Paris au lieu de se soumettre aux contraintes de l’internat. Elle fait des remplacements d’institutrice, travaille comme plongeuse dans un restaurant et s’inscrit à l’université de la Sorbonne. Elle fréquente également des associations pacifistes et étudiantes. En 1938, son agrégation en poche, elle devient professeur à l’université de Strasbourg. Elle rencontre alors un ingénieur nommé Raymond Samuel.

 

Quand la France est occupée en 1940 elle refuse de se soumettre et s’engage dans la Résistance. Le couple adopte alors le nom de guerre « Aubrac ».Après avoir fait évader son mari à plusieurs reprises et recherchée par les nazis elle gagne Londres en février 1944. Elle s’exprime sur la BBC pour parler aux femmes et louer leur combat.

 

La guerre terminée, Lucie est chargée par le général De Gaulle de mettre en place les Comités Départementaux de la Libération et devient membre de l’Assemblée Consultative du Gouvernement provisoire de la République française. Elle ouvre également des maisons pour les orphelins de résistants et milite pour les droits des femmes. Ne préférant pas utiliser son statut pour faire carrière dans la politique elle reprend son métier d’autrefois, l’enseignement. Femme toujours militante et active, Lucie s’est toujours placée du côté de la liberté et fidèle à ses valeurs, milite pour les droits de l’homme, participe au Mouvement de la paix et fait partie du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la paix et de la non-violence.

En 1958, les époux Aubrac vont vivre à l’étranger. Ils partent d’abord au Maroc où ils resteront 5 ans, Lucie enseigne et Raymond est conseiller technique pour le Gouvernement marocain. Ils passent ensuite quelques années à Rome où Lucie, passionnée d’archéologie et d’histoire ancienne ne s’ennuie pas.

 

Après un passage à New-York, ils reviennent à Paris en 1976. Lucie fait valoir ses droits à la retraite et milite à la Ligue des droits de l’homme. Elle ne cessera de militer en faveur de la paix et de témoigner de son engagement dans la résistance, multipliant les rencontres dans les collèges et les lycées. En 2004, avec plusieurs figures de la Résistance dont Germaine Tillion, elle signe un appel aux jeunes générations à réagir devant la remise en cause du « socle des conquêtes sociales de la Libération ».

 

Le 14 mars 2007, Lucie Aubrac s’éteint à Issy les Moulineaux à l’âge de 94 ans.

Elizabeth Helfer–Aubrac et Catherine Vallade, filles de Lucie Aubrac, qui parrainaient cette inauguration, se sont exprimées. Vous pouvez écouter leurs propos sur la vidéo et regarder les photos de la manifestation.

En présence de nombreuses personnalités, le Maire Célia Monseigne a prononcé le discours d’inauguration, que vous pourrez lire en cliquant ci-desous.

Discours de Célia Monseigne
Inauguration de l'ecole lucie aubrac.pdf
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