Cérémonie des Voeux de Célia Monseigne aux habitants

Le vendredi 8 janvier, dans une salle du champ de foire comble, Célia Monseigne adressait ses vœux aux Cubzaguais. Extraits.

Une commune vit par les citoyens qui la composent, par les femmes et les hommes qui l’animent.

Il en est qui ont plus fortement marqué leur engagement pour St-André et qui nous ont quittés cette année, je voudrais leur rendre hommage. Rendre hommage en particulier au Docteur Onorato, à Henri Escalup et Marie-Louise Etelin qui ont été, chacun à sa façon des grands témoins de l’histoire de Saint-André de Cubzac. Rendre hommage à celle qui aura été notre inénarrable doyenne tant sa vie fut un roman et qui s’est éteinte au tout début de l’année 2015 à 106 ans : Mme Daurat.

 

Je ne m’attarderai pas sur le début de l’année 2015, mais j’ai un souvenir brûlant du 7 janvier, et je vous confirme que nous sommes toujours Charlie, et que nous le serons autant de temps que la liberté d’expression et le respect des valeurs républicaines de ce pays seront attaquées.

Pour la commune l’année 2015 aura commencé le 19 avril avec la réinstallation du Conseil Municipal. Je veux remercier les Cubzaguaises et les Cubzaguais pour leur confiance renouvelée.

 

Bilan 2015

> Le désenvasement des quais de Plagne

1 200m² de vase retirées en début d’année, un chantier complexe et qui nous a valu quelques frayeurs… Cette première tranche de travaux marque notre volonté de restaurer le patrimoine portuaire communal et d’embellir le quartier de Plagne. Nous allons engager en 2016 un travail de concertation avec les habitants pour l’aménagement urbain des quais Coureau.

 

> L’école Lucie Aubrac 

Nous avons réussi à ouvrir l’école à la rentrée dans les meilleures conditions. Je crois que nous pouvons être satisfaits du résultat tant par la fonctionnalité que par la qualité architecturale de l’école.

On ne dira jamais assez combien l’école est un lieu de cohésion sociale majeur. Tous les enfants et toutes les familles sont accueillis à l’école sans distinction. C’est un lieu d’éducation irremplaçable, c’est un lieu de vie, et nous mesurons ô combien il est nécessaire de renforcer tout ce qui peut nous permettre de vivre ensemble aujourd’hui.

> La réalisation du parking Dalzac

Cette réalisation participe d’un double objectif :

Permettre le stationnement pour les employés ou les habitants du centre-ville de façon à laisser la zone bleue aux clients ou usagers des services,

Encourager les automobilistes à laisser la voiture sur un parking de proximité pour ensuite faire leurs courses ou se déplacer à pied.

 

Nous savons qu’il manque des espaces de stationnement dans certains endroits clés de la ville : autour de Robillard et autour du lycée par exemple.

Nous serons attentifs à toutes les opportunités qui nous permettront de créer des aires de stationnement dans ces quartiers-là.

 

> Développement durable

Avec la suppression des produits phytosanitaires, la création d’un refuge LPO à Robillard, le réhenerbement du cimetière, la commune s’est engagée de façon très énergique pour préserver l’environnement.

Nous avons lancé en 2008 un plan de travaux d’isolation des bâtiments publics. D’abord les écoles, où nous avons fait isoler les toitures et changer les menuiseries, la mairie, l’ancien palais de justice, et cette année, le DOJO.

 

> Education

De nombreuses actions éducatives ont été lancées dans toutes les écoles pendant le temps périscolaire pour lutter contre le gaspillage alimentaire dans les cantines, pour apprendre à consommer autrement, pour respecter les différences.

 

> Sécurité

Nous avons renforcé la police rurale : aujourd’hui ce sont 4 agents qui assurent la sécurité publique et la justice de paix. Je salue leurs actions dans tous les domaines du quotidien : la sécurité aux abords des écoles, la lutte contre l’encombrement des trottoirs, contre les stationnements gênants, contre toutes les nuisances et les pollutions qui dégradent notre qualité de vie à tous.

Pour eux comme pour moi, ce sont des responsabilités très ingrates parce que, soit, nous n’en faisons pas assez, soit nous en faisons trop. Je rêve d’un jour, où je pourrai décider d’affecter les policiers municipaux à d’autres tâches que celles-là parce que nous aurons tous décidé de vivre ensemble en se respectant.

J’en profite pour saluer le travail accompli par les forces de gendarmerie, dans la lutte contre toutes les formes de délinquances. Là aussi, je sais que ce n’est jamais suffisant quand on est soi-même victime de sinistre, ou d’agression. Mais nous essayons d’agir avec eux dans la proximité et dans le respect de la loi sans jamais nous décourager.

 

> Emploi

Le développement de notre commune, la création de nouveaux équipements ou de nouveaux services, la mise en œuvre des Temps d’accueil périscolaire nous auront permis de créer 4 emplois ETP, et de donner des centaines d’heures de travail à une quinzaine d’animateurs.

L’emploi public n’est pas une anomalie économique, ce n’est pas une charge fiscale, c’est un service de proximité offert à la population et c’est surtout du travail dans un contexte où le chômage menace gravement la stabilité sociale de notre pays. D’autant que ces emplois nous les créons sans augmenter les impôts.

 

Qu’allons-nous engager en 2016 ?

 

> Création de réservoirs sous chaussée sur le parking des Cordiers pour lutter contre les inondations. La commune devra dans les 10 prochaines années apporter des solutions compensatoires à l’urbanisation. Outre le bassin de rétention, nous devrons canaliser l’eau, la stocker, et ainsi protéger les habitations et les personnes des risques d’inondation.

> L’actualisation du plan de circulation : nous disposons d’une étude qui n’est plus d’actualité. Notre volonté d’encourager les habitants à circuler à pieds pour des trajets de moins de 500m, doit aussi se traduire dans l’organisation de la circulation automobile.

> Livraison du bâtiment pour le club de VTT et les boulistes qui constituera la dernière tranche de travaux de la plaine des sports.

> Travaux de voirie : chemin de Bois Milon, passage de l’Europe (avec la création de pistes cyclables), Terrefort, Cabarieu… et la poursuite des réaménagements des cours d’écoles.

> Fleurissement de la rue Nationale dans la partie réaménagée.

> Installation de 3 caméras de vidéo-protection après trois ans d’attente d’instruction de notre dossier… En même temps nous allons lancer une campagne d’éducation civique et de citoyenneté (affiches, actions dans les écoles et dans la commune).

> Ouverture d’un nouveau lieu de vie et d’exercice de la citoyenneté : un espace de vie sociale. Cet espace sera géré par  l’association le temps des familles et s’installera dans l’ancien logement de fonction de l’école Cabanes. L’espace de vie social sera un lieu de rencontres, d’échanges, pour les familles. Un lieu d’animation de réalisation de projets qui associeront enfants, parents et grands-parents. C’est un lieu qui nous permettra aussi de favoriser l’intégration des nouveaux habitants.

> Citoyenneté : nous inaugurons un nouveau mode de rencontres avec les habitants. Une fois par mois les élus se déplaceront dans différents endroits de la commune à la rencontre des habitants. Notre première visite devrait se faire du côté de Lucias en février.

> Dans le domaine de la Solidarité, sont à l’étude un projet d’épicerie solidaire et l’installation d’une recyclerie, deux projets qui s’inscrivent dans ce que l’on désigne aujourd’hui sous le terme d’Economie sociale et Solidaire, une économie où le profit individuel est proscrit et où l’utilité sociale est mise en valeur.

 

Le premier acteur de  cette économie sociale et solidaire est le monde associatif. Il est le premier créateur de la richesse sociale de ce pays. Et c’est à la fois pour reconnaitre cette valeur particulière et bien différencier leurs missions de celles des entreprises marchandes que la loi nous demande de considérer le soutien aux associations non pas comme une subvention mais comme une aide publique liée à un service d’intérêt public local dont l’association est partenaire.

 

Aux dirigeants associatifs

Notre collaboration avec les associations va évoluer. Il est aujourd’hui nécessaire de bien clarifier les relations entre la commune et les associations et en particulier les relations financières et l’application des dispositions Fillon de 2010.

Beaucoup d’acteurs des services marchands (entreprises, commerces) agissent dans le domaine du sport, du bien-être, des loisirs ou de la culture et revendiquent une concurrence  non faussée ! Qu’est-ce à dire ? Que la commune doit justifier d’apporter des aides publiques à une association, parce que celle-ci met en œuvre des actions et des services d’intérêt public et non marchands à destination des habitants du territoire.

 

Le Conseil Départemental, comme la Région, vous réclameront de déclarer tous les moyens attribués par la commune : équipements, matériel, moyens humains ou logistiques et subventions. Je sais que je peux compter sur eux pour continuer à vous soutenir et vous accompagner.

Nous devons préserver ce bien précieux que constitue le mouvement associatif. Nous en avons tous collectivement besoin. Nous devons renforcer toutes nos actions en faveur de l’économie sociale et solidaire, et l’avenir des associations passe par ce travail de structuration.

 

 

Nous avons commencé à le faire avec CLAP et j’en profite pour souligner le travail de diffusion artistique, d’éducation et d’accompagnement à la découverte que met en œuvre notre opérateur culturel.

 

En débat : l’évolution de l’intercommunalité

Aujourd’hui, une nouvelle étape des lois de décentralisation doit nous permettre de redéfinir les contours et la dimension de notre  intercommunalité pour être capables de répondre à des enjeux majeurs : l’aménagement du territoire, la création de grands équipements ou de moyens de transports de proximité, le développement économique, la formation des jeunes, la lutte contre les risques, la gestion des déchets et des réseaux.

 

Dans les semaines qui viennent, la Commission de la réforme de l’intercommunalité va devoir étudier l’ensemble des délibérations des conseils municipaux et faire une proposition de nouvelle carte de l’intercommunalité au Préfet.

 

Ce que je souhaite dire en mon nom, en toute responsabilité d’élue en charge de la plus grosse commune de Haute Gironde, c’est que nous devons nous donner les moyens de réussir à dynamiser ce territoire, à créer des emplois, à offrir des équipements, à changer l’image négative et périphérique de nos Hauts de Gironde.

 

Que nous devons le faire vite, parce que le sentiment d’abandon des gens prospère plus vite qu’un mandat électoral.

 

Comme le dirait Pierre Dac, « notre avenir est devant nous, mais nous l’aurons derrière à chaque fois que nous nous retournerons ».

 

Je préférerais ne pas construire l’avenir derrière moi !

 

C’est sur ce mot d’humour, mais qui dit tellement mieux les choses que des grands discours, que je vous adresse, au nom de l’ensemble du Conseil Municipal, tous nos vœux de bonheurs, de santé, de solidarité, et de réussite dans vos projets.

 

Bonne année 2016 à tous !