Réduction du gaspillage alimentaire dans nos cantines

Enjeu citoyen, enjeu financier, la lutte contre le gaspillage alimentaire est une évidence. En même temps que les particuliers, les restaurants, les cantines scolaires font le point. Et comme le travail mené depuis 6 mois, la prise de conscience est collective. Où en est-on à Saint-André ?

Constatant la quantité importante de nourriture que les enfants ne mangent pas, chaque jour, dans les écoles, le travail contre le gaspillage alimentaire a démarré à Saint-André, en juin, avec les 1ères pesées des déchets alimentaires à Bertrand Cabanes et à Suzanne Lacore.  Objectif : établir un premier diagnostic pour pouvoir progresser. En parallèle, est créé un comité de pilotage qui rassemble les cuisinières, les élus, les parents, des partenaires spécialistes de la question (le Smicval, le Crepaq, le Régal), le fournisseur des denrées alimentaires, et les enfants via les TAP ou les projets éducatifs menés sur le temps scolaire. A l’issue des premières rencontres, les propositions sont nombreuses !

Résultats des 1ères pesées de déchets dans les cantines (juin 2015)

A la maternelle Cabanes : 180 repas

Total des biodéchets sur 2 jours : 27,7 Kg

Extrapolation sur une année scolaire de 36 semaines : 997,2 Kg par an

 

A l’élémentaire Lacore : 280 repas

Total des biodéchets sur 2 jours 48,9 Kg

Extrapolation sur une année scolaire de 36 semaines : 1760,4 Kg par an

 

-> Ce qui représente si on extrapole sur les 5 écoles, près de 6 000 kilos par an.

Comment interpréter ce chiffre ?

Partenaire de la commune avec le SMICVAL, Le Crépaq (centre ressources d’écologie d’Aquitaine) conclut dans son rapport d’évaluation : « Avec une moyenne près de 3 fois inférieure à la moyenne nationale en termes de gaspillage alimentaire, les deux écoles se placent parmi les bons élèves en termes de production de gaspillage alimentaire. Néanmoins, des marges de manœuvre sont possibles au niveau des commandes, de la préparation et de la distribution des aliments afin d’éviter les restes en fin de service. »

 

Quelles actions sont mises en place ?

« Depuis la rentrée, on travaille dans plusieurs directions : avec le prestataire pour réduire les conditionnements et permettre des achats au plus juste, avec les cuisinières qui trient les déchets biodégradables et réutilisent les restes pour les TAP, et surtout avec les enfants pendant le temps des TAP. Là encore la question est très vaste et peut être abordée de différentes manières : TAP cuisine pour (re)découvrir de nouveaux goûts, TAP éco-citoyenneté, TAP équilibre alimentaire, TAP jardinage, TAP solidaire, … »

Laurence Pérou