Rencontres citoyennes : La démocratie participative a parfois ses limites…

La démocratie participative, mode de gouvernance cher à Célia Monseigne et son équipe, est-elle un exercice difficile à mettre en pratique ? Si les Rencontres Citoyennes sont un moment d’échanges élus/citoyens et un bon indicateur de l’ambiance qui règne dans les différents quartiers, leur suivi depuis 2008 en montre aussi les limites…

Depuis le début de la précédente mandature, 26  rencontres citoyennes ont eu lieu dans les différents quartiers, 800 citoyens y ont très librement fait entendre leur voix. C’est beaucoup, mais si on compare à la population concernée par chaque rencontre, on s’aperçoit vite que la participation, si elle est loin d’être ridicule, n’est pas encore une démarche largement partagée. C’est là la première limite de la démocratie participative : peu nombreux sont les citoyens qui répondent à l’invitation lancée par courrier dans leur boîte aux lettres.

 

Objectif pour les élus? Aller à la rencontre des citoyens de chaque quartier, entendre les demandes des habitants, mieux comprendre leurs difficultés et tenter d’y apporter une réponse (à plus ou moins long terme, selon leur degré de complexité et leur coût), confronter les points de vue et étudier ensemble des propositions, évoquer aussi les grands projets de la municipalité.

Malheureusement, on y entend souvent plus de récriminations que de propositions constructives !

Si on doit faire un palmarès des thèmes abordés, les incivilités de tous genres viennent en tête. « Les automobilistes roulent trop vite, les poubelles ne sont pas rentrées, les haies ne sont pas taillées, les trottoirs ne sont pas nettoyés, le terrain n’est pas entretenu, le fossé n’est pas curé,  etc.». Avec un nouveau type d’incivilité apparu récemment (surtout par temps pluvieux !) : «  Les eaux- et la terre parfois- de la nouvelle maison voisine se déversent chez moi ! ».

Que peut faire la municipalité ? Bien sûr trouver des réponses aux problèmes soulevés par les citoyens. D’abord en rappelant aux contrevenants leurs devoirs de citoyens, mais ça n’est pas toujours suivi d’effet… Ensuite, installer des ralentisseurs, des stops, des miroirs, des panneaux, mettre des chemins en sens unique pour sécuriser les déplacements. Mais là encore, plusieurs exemples prouvent que tous les habitants concernés ne sont pas toujours satisfaits. C’est ainsi qu’à une RC de 2014, les participants ont demandé la modification d’un stop, pourtant installé suite à une RC de 2012 ! Ou qu’un chemin mis en sens unique après une RC a été remis à double sens le mois suivant, suite à une pétition de riverains absents lors de cette réunion. Et il semble que ce scénario est en train de se renouveler du côté de Peyrelebade…

Pour éviter ces changements,  les élus viennent d’ailleurs de prendre une importante mesure : les demandes formulées  au cours de ces  rencontres, si elles concernent plusieurs riverains, ne seront réalisées qu’après avoir été  validées par la majorité des habitants du quartier (par un questionnaire envoyé à tous).

 

L’exercice de la démocratie participative, n’est pas facile, on le voit. Si on s’arrêtait juste sur la forme, on pourrait croire que les citoyens participent pour « râler ». Mais Célia Monseigne et son équipe savent qu’après ce temps d’expression « négatif » viendra le temps où un autre niveau d’échanges sera possible, avec des propositions de solutions vues ailleurs, ou des suggestions plus constructives. Déjà, sur un mandat, des décisions pertinentes ont été prises à la suite de rencontres citoyennes dans les domaines de l’éducation, de la voirie, de la sécurité... Nul doute qu’avec le temps, d’autres relations s’installeront entre les élus et les citoyens, qui permettront de dépasser les limites évoquées ici !

Les prochaines dates de ces rencontres, à 19h, salle du Mascaret :

jeudi 20 novembre : Terrefort Romefort Lucias

jeudi 11 décembre : Plagne la Barrière

Jeudi 12 février Bois Milon Calonge Timberlay

Jeudi 12 mars : Montalon